Soleno, l’art d’innover

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Soleno conçoit, fabrique et distribue des produits de haute qualité, principalement en PEHD pour le contrôle et la maîtrise de l’eau pluviale. Leader en environnement, Soleno est l’une des premières entreprises au Québec à avoir intégré l’économie circulaire dans son modèle d’affaires. Avec plus de 500 employés répartis sur 9 sites industriels au Québec, en Ontario et au Nouveau-Brunswick, l’innovation est au cœur de l’histoire et de la croissance de l’entreprise. QuébecInnove s’est entretenu avec son président, Monsieur Alain Poirier (AP), à la barre de l’entreprise depuis plus de 30 ans.  

 

Comment se vit l’innovation chez Soleno ?       

 « L’innovation fait partie intégrante de l’ADN de Soleno. Être à l’écoute de nos clients et des changements qui s’opèrent sur les marchés via nos équipes de ventes nous permet d’intégrer de nouvelles idées, dans l’ensemble des maillons de la chaîne de valeur de l’entreprise, tout en prenant en considération les impacts sur l’environnement et la communauté. Il y a une dizaine d’années, nous avons mis en place un département de recherche et de développement ainsi que ce qu’on appelle un PDP pour Processus de Développement de Produits. Nous l’utilisons autant afin d’imaginer de nouveaux produits que de nouvelles matières. Nous avons adapté le processus à nos besoins et à ceux de nos clients. »

Avec quels acteurs de l’écosystème québécois collaborez-vous afin d’innover ?  
« Pour nous, collaborer est inhérent à notre succès. Nous travaillons avec plusieurs universités telles que l’Université de Montréal, l’Université de Sherbrooke, l’Université Laval, l’École de Technologie Supérieur de Montréal, mais aussi avec des centres de transfert technologique tels que le GCTT de Saint-Hyacinthe, le CTT CO-ALIA de Thetford-Mines et des organisations telles que le CRIQ et le CRAAQ. Que ce soit pour des analyses sur les propriétés de nos produits ou encore afin de nous appuyer dans le cadre de recherches diverses sur le développement de produits ou de matières premières, ces collaborations nous permettent de demeurer compétitif. Innover n’est pas un chemin tracé d’avance. Il faut savoir saisir les opportunités, rester ouvert et accepter les zones grises. C’est une question de persévérance. »

 

Qu’est-ce qui vous a incité à mettre sur pied le Pôle Innovation Soleno ?
« L’idée de concevoir notre propre laboratoire interne a débuté en 2017. Puisque nous sommes toujours en mode recherche, nous avons décidé de concentrer un maximum d’expertise à l’interne, tout en poursuivant nos collaborations avec des partenaires privés, académiques et gouvernementaux. Nous avons décidé d’officialiser le lancement d’un Pôle Innovation Soleno en 2019 dont l’objectif est de stimuler la recherche sur la valorisation des plastiques résiduels n’ayant pas ou peu de débouchés actuellement. Avec le développement durable qui prend de plus en plus d’ampleur et d’importance dans notre modèle d’affaires, notre ambition est de répliquer notre modèle d’économie circulaire actuel à tout autre type de matières plastiques résiduels spécialement les films et emballages plastiques. Pour ce faire, nous avons dernièrement investis 8 millions de dollars pour la construction d’une usine dont la mise en service est prévue cette année.

 

Cette vision centrée sur le développement durable nous permet aussi de rendre Soleno plus concurrentielle à deux niveaux : sur nos marchés en termes de performances de produits et de durabilité et, pour notre marque employeur via la promotion de cette culture d’innovation durable qui nous permet d’acquérir de nouveaux talents. »

En guise de conclusion à notre entretien, Alain Poirier nous rappelle qu’il ne faut jamais hésiter à investir en innovation. De fait, pour le président de Soleno, une entreprise qui se renouvelle, qui souhaite demeurer pertinente et croître, ne doit jamais cesser d’innover. Il faut se donner le droit de rêver et ensuite repousser nos limites, enlever les barrières, souvent mentales, que l’on se met afin de concrétiser nos idées.