Le Solutionneur aide à résoudre le casse-tête des horaires scolaires

Les mesures sanitaires imposées aux écoles cette année compliquent la préparation d’horaires pour les milliers d’élèves québécois. Le Solutionneur met à la disposition des Centres de services scolaires (CSS) la force du numérique et de l’intelligence artificielle pour résoudre ce casse-tête.

Le CSS de Laval doit concocter environ 45 000 horaires pour des élèves du primaire et du secondaire. À elle seule, la polyvalente Curé-Antoine-Labelle compte près de 3 000 élèves et l’on en trouve entre 800 et 1 000 dans certaines écoles primaires comme Saint-Paul et Léon-Guilbault.

L’élaboration des horaires exige d’articuler plusieurs variables, dont les élèves, les enseignants, les locaux, les options, le cycle de 9 jours, etc. « Auparavant, accomplir cette tâche nécessitait une à deux semaines de travail chaque année et l’on ne pouvait pas beaucoup optimiser les résultats », rappelle Jean-Sébastien Côté, directeur adjoint du service des technologies de l’information au CSS de Laval.

En 2006, à l’époque où le CSS était encore une commission scolaire, celle-ci avait approché le Centre de recherche informatique de Montréal (CRIM) pour développer un outil numérique d’automatisation de ce processus, qui est devenu Le Solutionneur.

L’effet a été immédiat. « Il faut désormais un ou deux jours pour produire les horaires et l’on peut vraiment personnaliser les résultats, se réjouit M. Côté. Dès la première année d’utilisation à l’école Curé-Antoine-Labelle, nous avons épargné près de 100 000 dollars juste en optimisant l’affectation des locaux et des enseignants. »

Rapide et convivial

L’outil est utilisé présentement dans 130 écoles au Québec et a généré plus de 500 000 horaires de classes aux niveaux secondaire et primaire depuis 2009. À Laval, après l’avoir intégré à toutes ses écoles secondaires, le CSS mène un projet-pilote pour l’employer au primaire.

Le Solutionneur propose rapidement divers scénarios d’horaires, que les directions d’école peuvent aisément évaluer grâce à un tableau de bord convivial. « Il utilise la recherche opérationnelle pour optimiser les horaires et s’ajuste très facilement aux besoins et aux contraintes de chaque établissement scolaire », explique Françoys Labonté, PDG du CRIM.

Cette flexibilité s’est révélée particulièrement utile cette année pour s’adapter aux directives du gouvernement liées à la pandémie. Au secondaire, les groupes devront se suivre d’un cours à l’autre alors que ce n’est pas le cas d’habitude. Les locaux auront aussi des assignations fixes. Un local servira toujours au cours de musique, l’autre à un cours de science, etc.

En collaboration avec le CRIM, les écoles ont pu dès juin élaborer des horaires en fonction de ces nouvelles contraintes. Au mois d’août, après des éclaircissements de la part du gouvernement, la plupart ont obtenu une confirmation que leurs horaires étaient conformes aux directives. Celles qui devront y apporter quelques ajustements pourront le faire en quelques heures seulement.

« La pandémie a montré l’une des grandes forces de cet outil, qui est de permettre d’explorer rapidement plusieurs scénarios en fonction de diverses contraintes et de choisir l’option optimale », conclut M. Labonté.