NovAxis Solutions se tourne vers l’intelligence artificielle

Grâce à une collaboration avec le Centre de recherche informatique de Montréal (CRIM), NovAxis Solutions s’est rapproché de son objectif de mettre l’intelligence artificielle (IA) au service des travailleurs autonomes et des petites entreprises.

La firme de Québec offre des logiciels-services (SaaS) pour appuyer la création de sites Web (WebSelf) et la facturation en ligne (Momenteo). Elle mise aussi sur le logiciel FreeLogoDesign, qui connaît un beau succès depuis son lancement, il y a plus de cinq ans. Il est maintenant traduit en sept langues et populaire dans plusieurs pays. Le service reçoit plus de 50 000 visiteurs quotidiennement. Chaque jour, plus de 12 000 logos y sont produits, dont environ 150 sont vendus. L’utilisation est gratuite de même que les fichiers en basse résolution, mais des frais s’appliquent si le client souhaite obtenir les fichiers en haute résolution.

 

« Nous poursuivons deux objectifs, soit d’attirer toujours plus de visiteurs, mais aussi de s’assurer qu’un plus grand nombre d’entre eux complètent le processus et créent un logo », explique Johanne Devin, présidente de NovAxis Solutions. L’utilisation du logiciel par les visiteurs produit une tonne de données : les étapes franchies, les couleurs choisies, les icônes utilisées et bien sûr les logos eux-mêmes, le tout réparti par secteur d’activités. Ne serait-il pas possible de combiner ces données avec de l’IA pour améliorer la convivialité et l’efficacité du logiciel ?

« Il s’agissait de trouver un moyen d’offrir une base de départ plus complète aux utilisateurs, de leur fournir des idées et des conseils qui correspondent à leurs attentes en se fiant aux choix effectués par les utilisateurs précédents, afin que les logos puissent se réaliser encore plus rapidement », précise Mme Devin.

 

Faire parler les données

 

Le CRIM a offert son concours pour préciser le projet, aider NovAxis Solutions à structurer ses données et à créer une base de données analytique adéquate pour servir dans un modèle prédictif basé sur l’IA. « Pour y arriver, il faut extraire le contenu des logos de manière à ce qu’il devienne exploitable par un algorithme d’IA », note Michel Savard, scientifique de données sénior au CRIM.

Cela peut se faire, par exemple, en identifiant certains critères tels le nombre de mots que comprend un logo ou le fait que toutes ses couleurs soient issues de la même palette pastel. Cette opération permettra ensuite d’émettre certaines prédictions. Par exemple, que les logos dont les couleurs viennent de la même palette pastel se vendent toujours plus. On trouve donc ainsi un élément qui favorise l’augmentation du taux de conversion.

Le défi pour le CRIM tenait au fait qu’ils devaient fournir cette valeur ajoutée en quelques heures de travail, puisqu’il s’agissait d’un projet de courte durée. « Nous devions rapidement synthétiser leurs demandes et leur offrir des pistes intéressantes pour atteindre leur objectif », souligne M. Savard.

Mission réussie, selon Mme Devin. « Ils nous ont aidé à envisager un projet réaliste, à mieux organiser et comprendre nos données et à déterminer ce que nous pouvions en obtenir », reconnaît la présidente. La phase deux du projet, réalisée cette fois en collaboration avec un candidat au doctorat de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) via le MITACS, est présentement en cours.